Ils sont Afghans, Soudanais ou Syriens, certains d’entre eux ont travaillés pour l’armée française lors de conflits dans leur pays. Ces personnes sont appelées à demeurer en France et doivent donc être pleinement intégrées et de bénéficier d’une protection internationale (statuts de réfugiés, protection subsidiaire et apatride).

 

Les difficultés d’accès au logement constituent en effet encore souvent un facteur de blocage de nombreux parcours d’intégration, nécessitant un accompagnement des personnes dans leur parcours vers un logement durable.

Il s’agit de construire les étapes d’un véritable parcours d’intégration, limitant les risques de rupture, impliquant tous les acteurs concernés et permettant de mobiliser de manière globale et concomitante les leviers d’assimilation suivants :

  • l’apprentissage et la maîtrise de la langue française, qui constituent la clé de voûte de tout parcours d’intégration, car ils conditionnent l’accès à une formation, à un emploi et à un logement ;
  • l’orientation vers une formation professionnelle et un emploi, pour pouvoir disposer de ressources propres, accéder à un logement et vivre en toute autonomie ;
  • l’accès à un logement pérenne ;
  • l’apprentissage des principes et des valeurs de la République française, de l’histoire de France et des lois, des us et des coutumes de la population française.

Le logement constitue donc un enjeu clé pour initier le parcours d’intégration des réfugiés.

 

C’est dans ce contexte que Nicolas BASSELIER, préfet de l'Aisne, a signé ce mercredi 16 

mai 2018, un protocole départemental pour le relogement des personnes Bénéficiaires d’une Protection Internationale avec les bailleurs sociaux du département.

 

L’objectif fixé pour le département de l’Aisne est de mobiliser 115 logements, cette mission est assurée par l’association COALLIA.

 

Le protocole départemental pour le relogement des BPI signé ce jour par le préfet de l’Aisne, les bailleurs du département, l’association départementale des organismes HLM de l’Aisne, l’Union régionale pour l’habitat Hauts-de-France et les associations gestionnaires de structures d’hébergement de bénéficiaires d’une Protection Internationale revêt une importance particulière car il permettra d’atteindre les objectifs précités.

Il concrétise l’implication des bailleurs du département dans le processus d’accès au logement et en formalise les modalités, dans le cadre notamment d’un accompagnement social effectué par les principales associations gestionnaires de structures d’hébergement.

 

Un  Centre provisoire d'hébergement d’une capacité de 50 places, porté par l’association COALLIA, sera prochainement ouvert à Anizy-le-Château. L’Aisne était le dernier département dépourvu de structures de ce type.



Réagir