« Au-delà des polémiques et postures idéologiques, j'ai souhaité, en responsabilité, que la police municipale de Laon puisse être équipée de tasers à sa demande. La protection et la sécurité des Laonnois et des agents est une priorité pour moi. » C’est en ces termes qu’Eric Delhaye, maire de Laon, a présenté au conseil municipal le vote, d'une délibération, afin d’équiper les policiers municipaux d’une arme non létale.

 

L’élu d’expliquer que seulement 4 armes à impulsion électrique seront mises à disposition de toute la brigade et qu’elles ne seront portées qu'au moment des grands évènements en soirée comme la Fête de la Musique, le Grand Live ou les Couleurs d'Eté ou autres concentrations rassemblant  beaucoup de monde.

 

Les porteurs de cette arme subiront cinq journées de formations, deux jours pour la théorie et trois pour la pratique.

 

L’opposition monte au créneau

 

Yan Ruder, conseiller municipal d’opposition (La Gauche Laonnoise), se dit très surpris par cette délibération et déclare que ces armes peuvent s’avérer létales et ne souhaite pas qu’un drame arrive. « Nous faisons fausse route, nous donnons l’illusion de donner de la sécurité à nos concitoyens, il faut de la présence humaine. »

 

Fawaz Karimet, conseiller municipal d’opposition (La Gauche Laonnoise), dénonce un virage sécuritaire et demande que cette délibération soit retirée. « Nous ne sommes pas la banlieue marseillaise ni la banlieue parisienne. Et en cas d’incident, qui sera responsable, le maire ou le policier municipal ? »

 

Marie Soller, conseillère municipale d’opposition (Aimer Laon) réclame d’avantage d’informations sur la formation et craint qu’avec ce taser, à la ceinture des policiers municipaux, cela ne produise pas une image négative.



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