C’est l’effroi dans la petite commune de Pont sur Sambre (59) située à 43 km au nord d’ Hirson, depuis la mise en examen d’un habitant de 57 ans, mercredi pour « viols et agressions sexuelles » après avoir reconnu « une quarantaine » de ces faits depuis la fin des années 80 en France mais également en Belgique.

 

Ancien entraîneur et président du club de football Local, Dino Scala est marié et père de trois enfants. Agent d’entretien de profession, ce dernier domicilié à Pont sur Sambre présente un casier judiciaire vierge. Apprécié des habitants, très impliqué dans la vie associative de cette petite bourgade, il laisse de nombreux pontois sous le choc.

 

Au cours de son audition, il a reconnu 19 viols et agressions sexuelles commises en France entre 1996 et 2012, ainsi que 7 sur le territoire belge entre 2004 et 2008.

 

Mais le quinquagénaire « évalue le nombre de ses victimes à une quarantaine, en majorité des femmes majeures mais aussi des mineures et a expliqué aux enquêteurs avoir agi sous le coup de pulsions qu’il ne contrôlait pas » a déclaré le procureur de la République de Valenciennes, Jean Philippe Vincentini, lors de la conférence de presse, avec à chaque fois le même mode opératoire « Les femmes étaient attaquées de dos, très tôt le matin, il portait des gants et avait le visage masqué, en tout ou partie, par exemple par un bonnet » a rapporté le magistrat.

 

Après une enquête longue de vingt-deux ans et plus de 100 interpellations, les policiers ont pu lui mettre la main dessus grâce à une énième récidive de sa part à Erquelinnes (Belgique) le 5 février dernier.

A l’aube, une jeune fille de 16 ans se fait agresser sur le chemin de l’école et c’est les images des caméras de surveillance qui vont s’avérer être capitale. Ces dernières permettent d’identifier une Peugeot 206 et une plaque d’immatriculation française partiellement lisible, ces informations en possession des policiers belges parviennent rapidement à la brigade criminelle Lilloise. Chose surprenante, le mode opératoire semble correspondre à celui que l’on surnomme « le violeur de la Sambre ». La police épluche alors les fichiers des cartes grises et remonte ainsi jusqu’au suspect. Il est interpellé lundi matin sans difficulté  à son domicile par les hommes de la police judiciaire Lilloise  et confondu après la comparaison de son ADN avec les traces génétiques retrouvées sur le lieu des agressions.

 

Mercredi, le parquet de Valenciennes n’a pas exclu que certains faits puissent remonter à 1988.

 

Ecroué depuis mercredi, le mis en cause sera entendu par un juge d’instruction de Valenciennes d’ici « trois semaines ». « Mon client est mis en examen pour ces 19 infractions et le juge ne pourra enquêter à ce stade que sur celle-ci » a précisé Me Moreau auprès de l’AFP, « ce n’est que lorsque le parquet aura étendu la saisine du juge d’instruction que l’enquête pourra porter sur cette quarantaine de faits » a souligné également son avocat.    



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